L'animal, une fois la porte franchie

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La saison de chasse change les règles de la promenade

Avatar de Perrine Dhaussy

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Un sentier parfaitement tranquille en juillet peut, dès l’ouverture de la saison de chasse, accueillir une activité que la plupart des promeneurs ne remarquent qu’au bruit d’un coup de feu au loin. Adapter ses sorties à ce changement saisonnier évite bien des situations désagréables, pour l’animal comme pour le foyer.

Les jours et horaires varient selon l’arrêté préfectoral

Chaque département fixe, par arrêté préfectoral, les jours et les plages horaires autorisés pour la chasse, une organisation qui varie d’une région à l’autre et parfois d’une commune à l’autre au sein d’un même département. Un promeneur habitué à un sentier depuis des années peut ainsi découvrir, en changeant simplement de secteur, des règles différentes de celles qu’il pensait connaître, ce qui justifie de vérifier les jours concernés avant une sortie dans un lieu moins familier.

Ces arrêtés, consultables auprès de la préfecture ou relayés sur des plateformes d’information locale, précisent aussi les zones concernées, qui ne couvrent pas nécessairement l’ensemble du territoire d’une commune. Un même chemin peut ainsi longer une zone chassée d’un côté et rester libre de toute activité de l’autre, une nuance qui échappe facilement à qui ne consulte pas le document précis.

La visibilité protège autant que la vigilance

Porter une couleur vive, orange ou jaune fluorescent, pendant une sortie en période de chasse, améliore nettement la visibilité du promeneur et de l’animal qui l’accompagne, en particulier dans une zone boisée ou en fin de journée lorsque la lumière baisse rapidement. Ce simple choix de vêtement, souvent réservé aux activités de plein air les plus exposées, gagne à devenir un réflexe pour toute sortie en zone rurale entre l’automne et l’hiver.

Un accessoire réfléchissant fixé sur le harnais de l’animal complète cette précaution, en particulier pour un animal de couleur foncée qui se distingue mal du sous-bois environnant. Cette visibilité accrue ne dispense jamais de rester attentif aux bruits environnants, mais elle réduit sensiblement le risque d’une méprise à distance.

Certains comportements se préparent avant la saison

Un animal qui n’a jamais entendu de détonation avant l’ouverture de la saison peut réagir de façon disproportionnée au premier coup de feu perçu en sortie, par une fuite brutale ou une immobilisation soudaine, chacune posant des risques différents selon le lieu. Habituer progressivement un jeune animal à des bruits soudains, dès les premiers mois, avec des sons modérés et une récompense associée, limite cette réaction de panique une fois la saison réellement ouverte.

Garder l’animal en longue, ou au minimum à proximité immédiate, dans les zones connues pour accueillir une activité de chasse, permet de réagir rapidement en cas de bruit soudain, une précaution qui rejoint les repères déjà développés dans notre rubrique Jardin & Extérieurs à propos des clôtures et de la contention en cas d’imprévu.

L’information locale reste la meilleure prévention

Se renseigner en mairie ou auprès de la préfecture sur les jours et zones concernés par la saison en cours, plutôt que de se fier uniquement à une habitude prise les années précédentes, reste la démarche la plus fiable avant une sortie en zone rurale à cette période. Les démarches administratives liées à cette information sont généralement accessibles via service-public.fr, qui centralise les liens utiles vers chaque préfecture.

Cette vigilance saisonnière ne dure que quelques mois de l’année, mais elle mérite d’être reprise chaque automne, sans supposer que les règles de la saison précédente restent identiques d’une année sur l’autre.

Croiser un chien de chasse au travail demande un réflexe particulier

Un animal rencontré seul en pleine campagne pendant la saison, sans personne visible à proximité immédiate, travaille le plus souvent pour un groupe de chasseurs situé à quelques centaines de mètres, occupé à une tâche qui demande sa pleine concentration. S’approcher pour le caresser ou tenter de le retenir perturbe son travail et peut provoquer une réaction imprévisible, alors qu’il suffit en général de continuer son chemin sans intervenir.

Garder son propre animal à distance de cet animal au travail, plutôt que de chercher un contact qui semblerait naturel en toute autre saison, évite une tension entre les deux animaux et respecte l’activité en cours, qui se termine généralement en quelques minutes une fois le secteur traversé.

La fin de saison ne signifie pas un retour immédiat à la normale

La fermeture de la chasse, généralement fixée en février selon les départements, ne fait pas disparaître du jour au lendemain les réflexes de vigilance acquis pendant plusieurs mois : certains secteurs conservent une activité résiduelle autorisée par arrêté spécifique, notamment pour la régulation de certaines espèces, en dehors du calendrier général. Vérifier que la saison est bien close sur l’ensemble d’un secteur donné, plutôt que de se fier à une date générale entendue en passant, évite une reprise trop rapide des habitudes de sortie sans vigilance.


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