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Ce qu’un changement d’alimentation demande comme transition

Avatar de Perrine Dhaussy

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Changer intégralement l’alimentation d’un animal en une seule fois, en remplaçant tout le contenu de la gamelle habituelle par un nouvel aliment, provoque presque systématiquement des troubles digestifs qu’une transition progressive sur une semaine permet pourtant d’éviter.

Sept jours suffisent, rarement moins

Introduire le nouvel aliment à hauteur d’un quart de la ration environ pendant les deux ou trois premiers jours, puis augmenter progressivement cette proportion par paliers jusqu’à atteindre une ration entièrement composée du nouvel aliment vers le septième jour, laisse le temps à la flore digestive de s’adapter à une composition différente. Cette adaptation, invisible à l’œil nu, explique pourquoi un changement brutal provoque des selles molles ou des vomissements que beaucoup de foyers attribuent, à tort, à une intolérance au nouvel aliment lui-même.

Un animal habitué depuis longtemps à un même aliment tolère parfois moins bien un changement rapide qu’un animal jeune, dont le système digestif reste plus adaptable. Prolonger la transition sur dix jours plutôt que sept, en cas de premiers signes d’inconfort, reste préférable à un retour précipité à l’ancien aliment dès la moindre selle un peu molle.

Les proportions se mesurent, elles ne s’estiment pas à l’œil

Mélanger les deux aliments à l’œil, sans repère de quantité précis, aboutit souvent à une transition plus rapide que prévu, en particulier lorsque le nouvel aliment paraît plus appétissant à l’animal, qui en réclame davantage avant même la fin de la période prévue. Peser ou mesurer chaque proportion avec un même récipient tout au long de la semaine évite cette accélération involontaire, qui annule une partie de l’intérêt d’une transition progressive.

Cette rigueur de mesure vaut aussi en sens inverse : réduire trop vite la part de l’ancien aliment, sous prétexte que le nouveau semble bien accepté dès les premiers jours, expose au même risque digestif qu’un changement brutal réalisé d’emblée.

Un inconfort passager ne signifie pas un échec de la transition

Des selles légèrement plus molles pendant les premiers jours d’une transition bien menée restent courantes et ne justifient pas nécessairement d’interrompre le changement en cours. Un inconfort qui persiste au-delà d’une semaine, ou qui s’accompagne de vomissements répétés, mérite en revanche un avis vétérinaire, en particulier si l’animal montre des signes de fatigue inhabituelle pendant les sorties habituelles décrites dans notre rubrique Promenade & Éducation.

Les repères généraux sur l’alimentation des animaux de compagnie, disponibles sur anses.fr, rappellent que toute transition alimentaire, y compris pour des raisons de santé recommandées par un professionnel, gagne à suivre ce même principe de progressivité plutôt qu’un changement immédiat.

Le motif du changement influence parfois le rythme à suivre

Un changement d’aliment décidé simplement pour varier le menu, sans raison de santé particulière, peut suivre le rythme classique de sept jours sans difficulté supplémentaire. Un changement recommandé par un vétérinaire pour un motif de santé précis demande en revanche parfois un rythme différent, plus lent ou au contraire plus resserré selon la situation, que seul un professionnel peut ajuster en connaissance des besoins réels de l’animal concerné.

Conserver un peu de l’ancien aliment pendant toute la durée de la transition, même une fois la proportion du nouveau devenue majoritaire, permet de revenir en arrière sans délai si un inconfort plus marqué apparaissait en cours de route, plutôt que de devoir en racheter dans l’urgence au moment où le besoin s’en ferait sentir.


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